2008

11 janvier 2009 16:38
 
 

2008. Des sushis au goût de rêves de princesse. Des larmes aux sourires d'amitié. Une main qui retrouve sa complémentaire. Le nez face aux Wriggles, bonheur! Des pleurs de ne pouvoir manger ne serait-ce que de la glace à la vanille (trop c'est trop!). Cette putain d'évidence. Le coeur qui fait des bons. 4ème étage, la porte ouverte à gauche, encore et encore. Corps à coeur, qui perd gagne. Cap ou pas cap? Encore, encore. Croisières parisiennes, Eiffel Tower but no flower. Chupa Chups à la fraise. Danser toute la nuit pour 7h de voiture, on the road boys! Dit, j'ai peur! Tout va bien se passer, princesse, bonne nuit! Souris! Tire la langue! La jolie cicatrice. Coup d'pied dans l'oreille. Flotter dans son jeans. Sourire effacé, bonjour tristesse! Tu m'as manqué. Tu comprends? Oui, non? Reste. Frappucino sunshine. Round 2. Réussir. Objectifs. Photos. Nuit blanche à Paris. Jouer à cache-cache dans sa poche. Tu veux ou tu veux pas? Douche parfum Saint-Marc de bon matin avenue Hoche. Les doigts qui s'enlacent, et ensuite? T'abuses! Non, c'est toi! Des projets plein la tête. Rock. Jazz. Arts. Tu m'manquais à ce point?! On joue? Mais le feu ça brûle, et les larmes ça mouillent. Le chapeau et les cris? Plus tard, honey. Quand le moment sera le bon. Te laisser partir. Continuer. Retrouver le sourire dans ses yeux grands ouverts. Next!

Humeur: Heureuse

Trois semaines après le Paradis

15 novembre 2008 18:00
 
 

Il y a des applaudissements qui n'ont pas le même son que d'autres. Ceux de ce soir étaient tellement particuliers qu'ils me sont allés droit au coeur, alors qu'ils ne m'étaient pas destinés. Trois semaines après le paradis. Un titre qui aurait pu aller à des thèmes les plus farfelus. Pourtant, cette pièce, elle raconte l'histoire d'un père vivant aux pieds des tours jumelles, ce 11 septembre 2001. De ses mots ressortaient les images que l'ont à tous vu, ces horreurs sans nom. J'ai l'impression que l'on a tous dans le coeur un peu de cette poussière new-yorkaise. Il y aura l'avant et l'après. Je me rappellerais très certainement toute ma vie cette journée. J'ai appris l'attentat dans le bus, alors que je rentrais du lycée. J'étais en première première, et il faisait beau. Au départ je n'y ai pas cru. En arrivant à la maison, j'ai allumé la télé. Toutes les chaînes diffusaient les mêmes images. Les tours qui s'écroulaient, les gens prisonniers de ces monstres de verre choisissant entre les flammes et le vide, les gens en bas qui hurlaient, ce bruit, cette poussière... Je suis restée bloquée sur l'écran durant des heures. Mes parents et ma soeur sont rentrés plus tard, et m'ont retrouvé là, devant la télévision, sur le canapé du salon. Je ne pouvais pas détacher mes yeux. C'était impossible. Je ne comprenais pas vraiment ce qu'il se passait, les conséquences que cela aurait. Dans ma tête, je voyais déjà partir en guerre ceux que j'aimais. Contre qui, contre quoi... C'était la question. Je me souviens des jours qui ont suivi, les profs tentaient tant bien que mal à répondre à nos questions, et je me cramponnais à l'idée qu'il n'y aurait pas de conflit. Il y en aura un finalement, mais les miens n'y participeront pas. Le 11 septembre, c'était il y a 7 ans. Les tours jumelles ont été suivi par d'autres, qu'il ne faut pas non plus oublier. Qui nous ont tout autant marqué. L'attentat de Madrid, pour ne citer que celui-ci, qui m'a touché puisqu'on avait pu remarqué la tristesse dans les yeux d'une prof espagnole les jours qui avaient suivi. Le 11 septembre. Avant, après. Mais vous, vous faisiez quoi, ce jour là?

Humeur: Inquiète

Produit de banlieue

16 octobre 2008 21:04
 
 

Cette chanson ce soir, ça a été ma madeleine de Proust. Cette mélodie sur fond de bruit de machine à écrire.
Me revoilà dix, quinze ans en arrière.
J’suis un produit de banlieue, nourrie à NTM, IAM et tout leurs potes, qui a grandi en portant des fringues trois fois trop grandes pour elle, histoire que personne ne remarque les formes qui s’annonçaient, qui a serré des poings et des mâchoires plus d’une fois. J’suis un produit de banlieue, qui a vu des mecs sortir des crans d’arrêts dans la cour de l’école pour se défendre, qui a participé à des guerres de gang pour faire semblant d’exister. J’suis un produit de banlieue, de celle qui se bat encore aujourd’hui pour avoir le droit d’être respectée. J’suis un produit de banlieue, de celle qui voit sortir de ses rangs ceux qui feront tourner le monde entre leurs doigts demain. J’suis un produit de banlieue, qui n’a pas peur de se promener seule dans sa cité la nuit, mais qui ne s’aventure par hors de son quartier. J’suis un produit de banlieue, qui a joué au foot bien après le coucher du soleil, à user ses baskets sur le bitume. J’suis un produit d’banlieue, qui a assisté aux feux d’voitures, seul moyen trouvé pour se faire entendre. J’suis un produit d’banlieue, qui a vu sa cité pleurer l’un des siens qui avait trouvé la mort à cause d’un flic. J’suis un produit d’banlieue, qui a grandi entre un voisin musulman, une voisine hindouiste et des voisins juifs. J’suis un produit de banlieue, qui a fait les gros yeux aux p’tits de 7 ans qui voulaient grandir trop vite.

J’resterais un produit d’banlieue, avec mon accent d’cité qui remonte trop vite, mes insultes trop faciles et ma grande gueule. J’resterais un produit d’banlieue même en passant mes journées dans les beaux quartiers du 8ème. J’resterais un produit d’banlieue, parce que c’est là que j’ai grandi et que mon cœur est resté.

Humeur: Passionnée