[Insérer Ici Un Titre]

17 février 2008 14:54
 
 

Cette lettre a été écrite il y a quelques années maintenant, 3 ou même 4 ans peut-être. C'est dingue comment je retrouve certaines personnes dedans... Peut-être se reconnaitront-ils... ou pas... Peut importe, en soi. Moi, je sais.
A toi,

Je ne t'ai pas encore rencontré, peut-être croisé sans que je ne m'en aperçoive. Je ne sais donc pas comment ça va se passer, entre nous. Peut-être va t'on se rencontrer sur les bancs de la fac, dans un café ou même dans la rue. Un coup de foudre ou non. On s'apprivoisera doucement, et une grande complicité naîtra entre nous. Tu m’apprendras à aimer, pour de vrai. Donner corps et âme à l'autre. Pourtant, aucune promesse l'un envers l'autre. Mais on saura qu'on peut compter sur l'autre, quoi qu'il arrive, sans même se le dire. Tu finiras mes phrases et moi les tiennes. On rira des mêmes choses au même moment. Tu sauras me dire ce que j'ai envie d'entendre, peut-être même sans parler, juste avec tes yeux. Je saurais quand tu auras besoin d'être tout près de moi, que je te serre dans mes bras. Je te dirais ce que je n'ai jamais dit à personne, sans même m'en apercevoir.


Et puis, petit à petit, on sera lié par quelque chose de fort. Le mariage? Pourquoi pas, mais on n'aura pas besoin de ça pour s'aimer comme des fous. Un bébé, une famille? Oui, car on en rêvera tout les deux. Je vois déjà tes yeux pétillants de bonheur quand je t'annoncerais qu'on sera bientôt parents. Ni tout à fait maman, ni tout à fait papa, parents. Car on ne pourrait vivre l'un sans l'autre. Et pourtant, chacun aura ses petites habitudes, son petit monde rien qu'à lui -son indépendance!- pour mieux se retrouver ensuite. Le secret du succès de notre couple.


Tu seras celui dont j'ai toujours rêvé, pas tout à fait protecteur, sensible, pas tout à fait romantique, doux, patient. Drôle. Mon autre. Ma combinaison gagnante. A nous deux, on déplacera des montagnes, même si c'est juste pour nous protéger derrière.

Je ne te connais pas encore, mais je t'aime de tout mon coeur et même plus. Merci d'être là pour moi. Tu es celui dont j'avais tellement besoin. Celui dont j'ai toujours rêvé, et qui me fait rêver aujourd'hui.

Humeur: Amoureuse

Mon bonheur du matin

13 février 2008 20:54
 
 

Il est 8h, Paris s’éveille.
Je sors de la bouche du RER. Charles de Gaulle Etoile, sortie Champs-Elysées. Du haut des escalators, j’aperçois déjà l’arc de Triomphe tout orange du soleil qui se lève, derrière moi.
Accompagnée par Sinclair, ou les Beach Boys, ou bref, n’importe qui, je souris. Même si j’ai mal ou pas assez dormi, ce spectacle me ravi. Et là, je pose le pied sur la plus belle avenue du monde.
A cette heure, elle mérite amplement son titre. Elle n’appartient alors qu’aux parisiens, et aux très rares touristes qui n’ont pas l’air d’avoir dormi. Le soleil se lève doucement pendant que je descends. Et il réchauffe mes idées.
Faute d’avoir fait le Paris By Night dont je rêve, tout les matins, je me fais mon Paris by Morning personnel. Et j’aime ça. Le balais des livreurs, l’odeur de café frais qui s’échappe des cafés, les gens pressés d’arriver au travail et qui en oublient où ils sont. Avoir le nez qui se lève quand on passe devant l’UGC, l’envie d’entrer au Lido voir son rêve de petite fille, être impressionnée par les grandes enseignes.
Et juste avant la boutique Swatch, dans la rue Washington, je dévie. Je laisse la plus belle avenue du monde pour une petite rue où je me mets à rêver du temps de Zola, et ses dames avec ses belles robes. Je me mets à rêver que j’ai été aristocrate dans un autre temps, mariée à un riche héritier.
Le chemin se poursuit, je traverse l’avenue de Friedland, je m’engouffre dans la rue du Faubourg Saint-Honoré.
230.
Le rêve est terminé, la journée commence.
Vivement demain.

Humeur: Passionnée

Rêve...

11 février 2008 18:39
 
 

J’ai cette envie de tomber amoureuse. De vouloir, de pouvoir, hurler au monde entier que je l’aime, Lui. Lui et pas un autre. Avoir mon cœur habité par un Lui. L’Unique. « The One ».
J’aime tomber sur ces gens qui disent leurs sentiments en public, comme ça. Parce qu’ils le ressentent, que ça ne les gènent pas, après tout. Ils s’aiment, pourquoi s’en cacher ?
Avec les claques que j’me suis prise, j’me suis construis une jolie carapace dorée. Et je suis devenue une handicapée des sentiments, une pudique de l’amour. Pourtant, je reste une cœur d’artichaud. Oui, je suis capable de tomber sous le charme de quelqu’un au premier regard. Un seul regard et je suis conquise, séduite. Quelques minutes plus tard, encore (et toujours) sous le charme de ce regard, je croise quelqu’un d’autre. Je peux très bien être à nouveau séduite, et passer de l’un à l’autre, séduire, jouer.
Aimer totalement, absolument, m’est devenu trop difficile, à la limite de l’impossible. Alors je me cache, je joue, je me déguise. Et dans tout ça, mon cœur se brise à chaque fois que je perds quelqu’un. Je ne sais pas, je ne peux aimer une seule personne, et je donne autant à tout le monde. Je m’offre toute entière. Quand j’aime, c’est en entier, c’est de toute ma personne. Je ne peux pas faire autrement.
Ambiguité de ma personnalité.
Je suis incapable d’aimer entièrement quelqu’un, mais j’offre tout à ce seul regard qui m’a conquis. Petit cœur d’artichaud fragile. Et les larmes, ces foutues larmes qui coulent bien trop souvent.
Un jour, je trouverais la force dans son regard de n’aimer que Lui.

Humeur: Amoureuse