... ça tombe amoureux (pas de nous, ça va de soi.)
 
Un mec amoureux, ça en oublie ses potes. Ca ne pense qu’à Elle (parce que oui, cette nana, c’est Elle, avec le grand E.) Ca ne fait plus que des choses (pas forcément sexuelles, bande de rigolos) avec Elle. Juste Elle. Et dès le dimanche soir, nous, on a juste le droit à un fatadique « Elle me maaaaaaaanque ». Oui oui, ça fait 1h qu’Elle est partie, mais il nous en chie déjà une pendule.
Alors forcément, que nous, on ait juste besoin de voir ses meilleurs potes parce qu’on n’est pas au mieux d’sa forme, qu’on a besoin de discuter, ça lui passe au d’ssus.
Ca fait 2 semaines qu’il sort avec Elle mais il en est déjà mortellement amoureux, donc, hein.
Mais puisque c’est notre meilleur pote, on le récupèrera à la p’tite cuillère quand ça sera fini, hein.

Humeur: Déçue

Et c'est r'parti pour un tour...

8 février 2008 20:35
 
 

Musée pathologique, le retour, bonjour !

 

Ici vous n'êtes pas au courant, mais je collectionne les conneries médicales.

Il y a de ça 4 ans, ou 5 ans... Enfin bref, à Noël quand j'étais en Terminale, je me suis fait opérer d'une parotidectomie, ou ablation d'une tumeur sur ma parotide droite.

De ça en a découlé un calcul dans le canal de Warton (canal salivaire sous la langue) il y a un an et d'mi, qui s'est  résorbé tout seul comme un grand avec un traitement à suçer du citron (si si).

Et aujourd'hui, c'est reparti pour un tour... Sauf que le tour sous le bistouri s'annonce presque obligatoire, histoire d'arrêter d'être emmerdée par tout ça... (Mais le traitement au citron, j'le recommence quand même...)

Ce n'est "qu'une" opération en ambulatoire (histoire de passer 3h à la clinique quoi), mais ça me saoule quand même. 2oo8 devait être une année sans maladie, sans hosto, tranquille. Et là on n'est qu'en février... Ca s'annonce mal...

 

Bref, j'en ai marre de mes conneries. J'voudrais juste être un peu tranquille... :(

Humeur: Malade

En... manque.

6 février 2008 13:32
 
 

Je ne sais même pas comment commencer cette lettre.
Pourtant ça fait des années que je l’ai en tête, qu’elle me perturbe, qu’elle me brûle les doigts.
Le jour est venu de me lancer, et là… Le blanc.
Par où commencer ?
Le début ?! Bien vu Mickey.
 
Tout a commencé quand je n’étais pas encore là, finalement. Il y a de ça plus de 22 ans. L’envie de ma maman de faire une petite sœur à sa fille (non non, pas de garçon dans la famille, jamais !) et celle de mon père à ne surtout pas refaire l’erreur.
Enfin « erreur » n’est pas le bon mot. « Terreur » conviendrait mieux à ma sœur quand elle était petite.
Enfin bref, un beau jour, ou une belle nuit, la p’tite graine de mon géniteur est venue rencontrer la grosse graine de ma maman. Et 9 mois plus tard (enfin 8 mois et 1 semaine pour être précise), je poussais mon premier cri sous les feux d’artifice de la première nuit des Potes. (Oui, j’adore cette histoire.)
Aujourd’hui, je vais avoir 22 ans. Et quand je regarde en arrière, j’ai cette impression de manque. Un manque plutôt étrange, puisque c’est celui d’une personne qui est pourtant présente dans ma vie.
Ah ah, la dualité des Gémeaux remonterait-elle à la surface, après tout ?
Mmh… Je doute.
Ce manque, c’est celui d’un père. Oui, j’ai vécu et vis toujours avec lui. Enfin, disons qu'on cohabite dans le même appartement. Je n’ai aucun souvenir avec lui. Je n’ai aucune affinité avec lui. Ca peut être difficile à croire, à comprendre, mais je ne l’aime pas. Non. Je ne peux pas. C’est simplement impossible. Il a fait coulé trop de larmes à la maison, il a trop souvent gâché des moments qui auraient du être mémorables (pour le coup qu’ils le sont, finalement…).
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais comment réagiriez-vous si vous entendiez une petite fille de 10 ans à peine dire qu’elle préfèrerait que ses parents divorcent, qu’elle préfèrerait vivre ailleurs plutôt que de rester chez elle ?
A l’époque je ne supportais déjà plus ces cris, cette fausseté des paroles et des gestes quand il y avait du monde, cette hypocrisie…
Non, nous n’avons jamais été une famille modèle, comme les autres. Ma mère était là, ma sœur aussi par moment, mais mon père ? Il a été là quand j’ai eu mes soucis au collège ? Il a été là pour tous ces moments importants de ma vie ? Il a été là quand j’étais plus que perdue l’année dernière ?
Non.
Je ne suis même pas sure qu’il ait compris tout de suite que j’arrêtais la fac, et pour quelles raisons. Je ne sais même pas s’il sait qui je suis devenue.
Et c’est de pire en pire.
Ok, je ne lui adresse plus la parole depuis des mois. Ok. Mais de toute façon il prend tout mal, il est pire qu’un gamin de 15 ans en pleine crise d’adolescence. Je vous jure, il boude, il répond même quand il a tort, et j’en passe. Et ces promesses qu’il ne tient jamais. Ses mensonges ridicules, perpétuels…
Si je devais résumer la situation ? Mes parents vivent séparés en vie commune (oui oui, c’est de moi), et depuis que ma sœur a quitté la maison, y’a que moi qui sert de tampon entre les deux, qui supportent toutes les crises, les sautes d’humeur, et j’en passe… Et j’en perds un peu de ma vie, ma vie à moi, finalement.
Si seulement on avait les moyens pour qu’ils divorcent…
 
Et voilà, cette lettre, je voulais l’adresser à lui, celui que je peine d’appeler « papa »… Et comme toujours, j’y suis pas arrivée… Tanpis, de toute façon il ne comprendrait pas…

Humeur: Blasée